L’hypnose pour l’arrêt du tabac ne fait pas cesser de fumer à votre place. Elle travaille sur les automatismes qui entourent la cigarette : le geste, le moment, l’apaisement recherché. Voici comment se déroulent les séances au cabinet de Céline Camier, et surtout ce qu’elles attendent de vous. Novembre, mois du défi collectif, est souvent l’occasion de franchir le pas.
Ce que l’hypnose fait pour l’arrêt du tabac
L’hypnose ericksonienne n’endort personne et ne prend le contrôle de rien. Vous restez conscient, vous entendez tout, et vous pouvez interrompre la séance à n’importe quel moment.
Ce qu’elle mobilise, ce sont vos propres ressources. Par des suggestions indirectes, par des images, par le travail sur les sensations, elle aide à relâcher le lien entre une situation et l’envie de fumer. Le café du matin, la pause de dix heures, le trajet en voiture : ces associations se sont construites sur des années, et elles se défont progressivement.
Céline Camier est hypnopraticienne, formée à l’hypnose ericksonienne. Elle utilise aussi l’EFT quand une émotion trop forte accompagne le sevrage.
Précisons tout de suite une chose. L’hypnose ne remplace pas un suivi médical. Si vous prenez un traitement, si vous avez une pathologie, ou si vous souhaitez un accompagnement nicotinique, parlez-en à votre médecin ou à un tabacologue. Le site officiel Tabac info service recense les aides disponibles et les professionnels formés.
La première séance d’hypnose pour l’arrêt du tabac
Elle commence par un entretien, et cet entretien prend du temps. Vous y parlez de votre consommation, de son histoire, et surtout de ce que la cigarette vous apporte aujourd’hui.
C’est la question la plus utile et la plus négligée. Une cigarette peut servir à souffler, à marquer une pause, à combler un silence, à gérer une contrariété, à créer un lien avec des collègues. Tant que ces fonctions ne sont pas identifiées, l’arrêt tient rarement.
Céline Camier cherche aussi vos tentatives précédentes. Ce qui a marché quelques semaines, ce qui a fait rechuter, ce qui vous a agacé dans les méthodes essayées. Ces informations orientent la suite bien mieux qu’un protocole standard.
Ensuite seulement vient le temps d’hypnose proprement dit. Vous êtes installé confortablement, les yeux fermés le plus souvent, et la voix de la praticienne accompagne un état de détente attentive.

Ce que la démarche attend de vous
Voici la partie qui surprend certains. L’hypnose pour l’arrêt du tabac ne fonctionne pas sur quelqu’un qui n’a pas décidé d’arrêter.
Autrement dit, la motivation ne se délègue pas. Si vous venez parce que votre conjoint insiste, ou parce que votre médecin vous l’a conseillé sans que vous y adhériez, la séance aura peu de prise. Cela ne veut pas dire que rien n’est possible : cela veut dire que le premier travail porte sur votre propre décision.
Vous aurez aussi des choses à faire entre les rendez-vous. Observer les moments où l’envie monte, noter ce qui la déclenche, tester une réaction différente. Rien de lourd, mais rien d’automatique non plus.
Enfin, il faut accepter que le chemin ne soit pas linéaire. Une reprise ponctuelle n’annule pas le travail accompli. Elle renseigne sur un déclencheur mal repéré, et elle se travaille à la séance suivante.
Les premières semaines après l’arrêt du tabac, avec l’hypnose en appui
Les tout premiers jours sont rarement les plus durs. Ce sont les semaines suivantes qui mettent à l’épreuve, quand l’élan initial retombe et que le quotidien reprend ses droits.
Plusieurs choses remontent alors. Le sommeil se dérègle chez certains, l’appétit change, l’irritabilité monte plus vite qu’avant. Ces manifestations sont connues et passagères, mais elles surprennent quand personne n’en a parlé.
C’est souvent là que l’hypnose reprend son utilité. Une séance de rappel permet de retravailler un déclencheur précis apparu depuis l’arrêt : un collègue qui fume devant vous, un moment de la journée devenu difficile, une contrariété qui donne envie de craquer.
Céline Camier vous propose aussi des exercices simples à faire seul. Respirer autrement pendant la minute où l’envie culmine, changer de pièce, déplacer le geste sur autre chose. Rien de spectaculaire, mais ces petites manœuvres se révèlent efficaces sur le moment.
L’entourage, un appui ou un frein
L’arrêt se joue rarement en solitaire. Votre conjoint, vos collègues, vos amis fumeurs : tous influencent la suite, parfois sans le vouloir.
Un entourage qui surveille et commente produit souvent l’inverse de l’effet recherché. À l’opposé, un proche qui accepte votre irritabilité pendant quelques semaines aide réellement.
Il vaut donc la peine de dire clairement ce dont vous avez besoin. Que personne ne vous demande tous les jours où vous en êtes, par exemple. Ou que vos proches évitent de fumer devant vous le premier mois.
Combien de séances, et à quel rythme
Cela dépend de votre histoire avec la cigarette et de votre situation. Certaines personnes avancent vite, d’autres ont besoin de plusieurs rendez-vous pour desserrer les automatismes les plus ancrés.
Le rythme se décide ensemble, généralement rapproché au début puis espacé. Céline Camier fait le point avec vous régulièrement, et elle le dit si la méthode ne prend pas.
Aucun résultat n’est promis, et aucune durée n’est garantie. Ce serait malhonnête : l’arrêt du tabac dépend de trop de facteurs personnels pour qu’un professionnel puisse s’engager sur une issue.
Pourquoi novembre aide
Le mois de novembre est celui du défi national d’arrêt du tabac. Cet élan collectif change quelque chose, et pas seulement sur le plan symbolique.
D’abord, vous n’êtes pas seul à essayer. Ensuite, l’entourage comprend mieux la démarche et se montre souvent plus indulgent sur l’irritabilité des premiers jours. Enfin, les ressources gratuites sont plus visibles à cette période.
Rien n’oblige à commencer le premier du mois, bien sûr. Mais si vous hésitez depuis des mois, une date repère aide à sortir de l’hésitation.
L’ensemble des accompagnements proposés au cabinet figure sur la page prestations. Si l’arrêt du tabac s’inscrit dans une période de tension avec votre conjoint, la page consacrée à la thérapie de couple à Fontaines-sur-Saône évoque ces moments de bascule.
Questions fréquentes
L’hypnose pour l’arrêt du tabac fonctionne-t-elle en une séance ?
Parfois, mais c’est loin d’être la règle. Promettre un arrêt en une fois serait une promesse en l’air. Le nombre de rendez-vous se décide au fil de l’accompagnement.
Perd-on le contrôle pendant une séance ?
Non. Vous restez conscient, vous entendez, vous pouvez parler et vous lever. L’hypnose ericksonienne travaille avec votre participation, pas contre elle.
Peut-on associer l’hypnose à un substitut nicotinique ?
Oui, et cette question se règle avec votre médecin ou votre pharmacien. Les deux démarches ne s’opposent pas.
Faire le premier pas
Si la décision est prise, ou presque, un appel suffit pour poser vos questions et fixer un premier entretien. Le cabinet se trouve 59 rue Pierre Brunier, à Caluire-et-Cuire, et le numéro est le 06 43 56 27 57.